Des jeunes de Sarcelles ont fait halte dans notre diocèse
Pendant quatre jours, 65 jeunes collégiens du Val d’Oise, issus de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre, explorent les pays voisins, un peu plus au nord. Sur leur trajet, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Avec le souhait de croiser quelques évêques en chemin…
Ils ont quitté Sarcelles, à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, le lundi 7 juillet 2025. Ces 65 jeunes ados font partie du groupe Gedalia, une aumônerie qui leur est spécifiquement dédiée. Et qui chaque année leur propose des escapades de quelques jours, parfois en France, parfois au-delà des frontières comme à Barcelone ou à Rome. Cet été, ce sont trois pays un peu plus au nord qui ont été inscrits au programme: la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
La première halte était donc tournaisienne. C’est à la Cathédrale Notre-Dame, dans la chapelle du Saint-Esprit, que Mgr Guy Harpigny a reçu ses jeunes hôtes et leurs accompagnateurs. Pour répondre aux questions qui lui avaient été transmises, le 100e évêque de Tournai s’est débord présenté, avant de parler de la chapelle qui les abritait, de l’histoire de saint Éleuthère évoquée sur une immense tenture ornant les murs ronds de la pièce, de la magnifique Cathédrale Notre-Dame, de la présence multiséculaire d’évêques à Tournai.
Sans langue de bois
Mgr Harpigny a également expliqué à ces jeunes Français comment est organisée l’Église en Belgique, avec ses huit diocèses territoriaux et un neuvième dédié aux forces armées. Il a également dressé un bref état des lieux du catholicisme dans le plat pays, et plus précisément en Hainaut, des rapports entre les courants religieux et un monde politique qui limite ses interventions dans un domaine où les équilibres sont souvent difficiles à trouver.
Sans tabous, il a encore souligné l’adoption de lois dans notre pays qui ont globalement suscité moins de tensions et d’oppositions au sein de l’opinion publique qu’en France, comme les lois sur l’interruption volontaire de grossesse, l’euthanasie ou le mariage pour tous.
Une vocation d’évêque?
Quand une animatrice lui demande en quoi consiste la mission d’un évêque et à quoi ressemble une de ses journées-type, Mgr Guy Harpigny insiste sur la communion à maintenir entre tous les prêtres, quelles que soient leurs origines et leurs cultures, mais aussi sur une liturgie qui soit suffisamment solide et respectée pour nourrir les fidèles. Et puis il y a les nombreuses réunions, les rencontres entre évêques où l’on discute des demandes du Saint-Siège, de questions financières, de certaines futures lois, du besoin de sans cesse trouver de nouvelles ressources pour animer les plus jeunes,…
Comment est née sa vocation d’évêque? «Je n’ai jamais eu la vocation de devenir évêque, jamais! Mais prêtre, oui», lance Mgr Harpigny, avant d’expliquer la naissance de cette vocation, au cours de ses études.
Un peu timide, un collégien veut savoir si leur interlocuteur est optimiste quant à l’avenir de la jeunesse. Sans hésitation, un grand «oui, je suis optimiste!» fuse. Chacun fera son chemin, suivra sa voie. Pour grandir et devenir adulte…
A. Michel