Un nouveau prêtre pour la nouvelle année
Voilà une année qui commence sous les meilleurs auspices pour notre diocèse ! En ce premier dimanche de 2026, notre tout nouvel évêque a ordonné prêtre Étienne-Marie Bahati, de la communauté des Barnabites.
La paroisse Saint-Maur à Herseaux (UP des 5 Clochers) a fêté en beauté le passage à la nouvelle année. En ce dimanche 4 janvier, elle a accueilli une ordination presbytérale. La première de l’épiscopat de Mgr Rossignol. Malgré la neige, prêtres, diacres, paroissiens mais aussi amis et membres de la famille (certains venus tout spécialement d’Italie) ont répondu présent pour l’occasion… Et pour ceux qui ne pouvaient se déplacer, la célébration était retransmise en direct sur internet.
Dans l’église chauffée, chacun a troqué le froid extérieur pour une ambiance joyeuse et chaleureuse. Pour beaucoup, c’était aussi l’occasion de se retrouver et de se souhaiter une bonne année. Ceux arrivés avec un peu d’avance ont même pu profiter d’un mini concert grâce aux dernières répétitions d’une chorale au diapason.
Une célébration particulière
Lorsque les portes se sont ouvertes pour accueillir la procession d’entrée, un vent plus solennel a soufflé sur l’assemblée. Autour de Mgr Rossignol se trouvaient le père Étienne Ntale, supérieur général des Barnabites et le père Vincente Guitierez, supérieur provincial pour la Belgique et l’Espagne. Parmi les célébrants se trouvaient également M. l’abbé Olivier Frölich, vicaire général du diocèse de Tournai, M. l’abbé Michel Vermeulen, doyen de Mouscron et le père Emmanuel Barhakomerwa, curé de l’UP des 5 Clochers.

« Nous célébrons aujourd’hui la solennité de l’Epiphanie du Seigneur, c’est-à-dire la manifestation du Christ au monde », a rappelé dans son mot d’accueil le père Emmanuel Barhakomerwa. « L’Épiphanie, c’est le mystère de la manifestation du Seigneur dans un petit bébé, de manière apparente. Personne ne peut imaginer que l’on a devant soi le fils de Dieu et pourtant ça nous est révélé. Ça nous est donné comme un don de la Foi de reconnaître en l’Enfant Jésus la présence de Dieu lui-même », a renchéri Mgr Rossignol. En ce jour qui rappelle l’amour de Dieu pour les hommes, l’ordination d’un nouveau prêtre barnabite en était un symbole de plus. « Dans une ordination presbytérale, le prêtre est invité à vivre de nouveau cette Épiphanie à chaque fois qu’il célèbre l’Eucharistie », a rajouté notre évêque.
Cette célébration était toute particulière car il s’agissait non seulement de la première ordination de Mgr Rossignol mais de la première pour la communauté barnabite d’Herseaux. Elle aurait dû avoir lieu en RDC mais les circonstances ne l’ont pas permis.
Un parcours varié
Dès le début de la célébration, le père Emmanuel a présenté le futur prêtre. Né à Rutshuru dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo en 1982, Étienne-Marie Bahati « a ressenti le besoin de se consacrer à Dieu » lors de ses études secondaires dans un collège Barnabite. Il a alors « commencé à s’impliquer dans la vie pastorale de sa paroisse, ce qui l’a amené à s’engager dans l’aide aux enfants et aux jeunes ». Après avoir fait l’expérience de la vie communautaire comme aspirant dans deux communautés religieuses, il a tenté d’intégrer une autre communauté religieuse puis est entré au séminaire diocésain de Murhesa (archidiocèse de Bukavu) afin de rejoindre le clergé diocésain.
Après avoir reçu le ministère de l’acolytat puis quitté le séminaire, il s’est tourné vers l’enseignement dans différentes écoles secondaire de Goma. Après quelques hésitations, c’est finalement chez les Clercs réguliers de Saint-Paul, aussi appelés Barnabites, qu’il s’est engagé définitivement.
Le 30 juin 2025, il a prononcé à Bologne (Italie) ses vœux solennels devant le nouveau supérieur général, le père Étienne Ntale. Le 7 juillet suivant, il était ordonné diacre à Lodi (Italie). Quelques semaines plus tard, il arrivait en Belgique, dans l’UP des 5 Clochers, pour exercer son diaconat et se préparer au presbytérat.
Une ordination religieuse
Durant la célébration, un prêtre était chargé d’en décrire les grandes étapes et les différents rites de l’ordination et d’en expliquer la symbolique. Des explications bienvenues qui ont permis à l’assemblée de mieux comprendre et apprécier ce qui allait se passer devant eux.
À l’appel de son nom, le futur prêtre s’est avancé vers l’autel, accompagné de ses parents, « signe que la foi et la vocation naissent en premier en famille ». Mgr Rossignol s’est ensuite tourné vers le supérieur provincial des Barnabites afin que soit lue aux fidèles la demande officielle du supérieur général de conférer le sacrement de l’ordination presbytérale.
Mgr Rossignol, lui-même religieux et membre de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains), a rappelé dans son homélie qu’il fut formateur pendant de nombreuses années. « Je connais bien la joie de mes confrères religieux quand nous avons un membre qui est ordonné prêtre », a-t-il expliqué. Il a rappelé que la formation des prêtres est une formation longue, et plus encore pour les religieux. Il a également insisté sur l’importance de garder du temps pour soi, dans et en-dehors de sa communauté.

Joie et applaudissements
Une ordination est toujours un moment solennel mais aussi très joyeux. Des applaudissements aux chants, tout était empli de cette joie intérieure. Celle-ci se reflétait particulièrement dans les sourires lors du baiser fraternel donné par les prêtres à leur nouveau confrère à la fin de la liturgie de l’ordination. Elle était également présente lors des deux chants d’action de grâce mais aussi dans les échanges qui ont suivi la célébration, durant le verre de l’amitié.
Si la mission future du nouveau prêtre n’a pas encore été annoncée – malgré un appel du pied d’un membre de l’EAP lors d’un des messages de clôture -, sa prochaine action est très claire : le vendredi 9 janvier, il célébrera une messe d’action de grâce dans la paroisse Sainte-Famille de Bagira-Bukavu en RDC.
Félicitations, père Étienne-Marie, et bonne route !
Marie Lebailly


















