Dans les coulisses de l’Appel décisif
Célébré en deux temps cette année, l’Appel décisif est l’occasion d’un grand rassemblement, car il réunit en un même lieu les catéchumènes de tout le diocèse. Pour que tout se passe le mieux possible, toute une équipe est mobilisée pendant des semaines. Levons le voile sur ce travail de titan.
Bien sûr, l’Appel décisif se prépare depuis un an pour les catéchumènes et leurs accompagnateurs. Mais au niveau technique et logistique, c’est en décembre que tout a vraiment été lancé. C’est le moment où le service du Catéchuménat rencontre l’équipe qui va accueillir la célébration : curé, chorale, sacristain, etc. afin de discuter des préparatifs et de l’organisation lors du jour J.
« Heureusement, la célébration a une structure bien rodée, il ne faut pas s’occuper de cette partie-là », explique Anne Tilmanne, nouvellement nommée responsable du Service du Catéchuménat. C’est donc toute la logistique autour du jour J qu’il faut prévoir : chants, placement des chaises et des lutrins, organisation du verre de l’amitié, places de parking…
Décembre est aussi le moment où le service envoie aux UP la liste de leurs catéchumènes, afin qu’ils écrivent leur lettre à l’évêque. C’est l’occasion aussi de vérifier où ceux-ci en sont dans leur cheminement et s’ils semblent prêts à recevoir les sacrements de l’Initiation chrétienne.
L’importance des lettres
« Chaque lettre reçue doit être lue est classée de façon alphabétique », raconte Anne Tilmanne. « Cela demande une intendance importante. Sans compter qu’il faut aussi vérifier si les formulaires RGPD et les autorisations parentales pour les mineurs sont bien là et remplis correctement ». Dans le cas contraire, les formulaires sont renvoyés, parfois plusieurs fois. « Lorsqu’il s’agit d’une confirmation, il faut aussi chercher les extraits de baptême », ajoute-t-elle.
La lecture de ces lettres a cependant une grande importance. Elle permet de voir émerger des situations pastorales complexes mais aussi de découvrir les différentes « portes d’entrée » qui ont conduit le futur baptisé à entamer son cheminement. « Cela peut être un grand-parent mais aussi un événement marquant, un voyage à Lourdes ou Compostelle, un souci de santé, la perte d’un proche », évoque notre interlocutrice.

Les lettres à l’évêque permettent aussi à l’équipe de préparer les présentations personnalisées qui seront lues durant l’Appel décisif. « Nous commençons à écrire les présentations environ deux à trois semaines avant la célébration. Nous avons parfois besoin de plus que le contenu de la lettre, donc nous faisons appel aux accompagnateurs pour en savoir davantage », explique-t-elle. « Ces présentations personnalisées sont un peu notre marque de fabrique. Nous essayons d’utiliser leurs mots ». Vu le nombre croissant de catéchumènes, la tâche devient compliquée mais les équipes voudraient la conserver « Pour les ados par exemple, c’est bien d’entendre la présentation des autres, d’avoir leur témoignage. »
Anne Tilmanne le reconnaît, le travail à effectuer est « énergivore et chronophage », d’autant qu’il y a trop peu de personnes, que ce soit à l’Évêché ou au sein des UP. Outre la lecture des lettres, des contacts doivent être pris régulièrement avec les animateurs pastoraux, les responsables d’UP, les accompagnateurs. Des réunions sont organisées régulièrement. « Il faut aussi penser à former les nouveaux animateurs pastoraux, qui n’ont bien souvent aucune connaissance du catéchuménat ».
Avant la célébration
Préparer l’Appel décisif sur le terrain, surtout en double, n’a pas été évident et il a fallu pour certaines tâches diviser les équipes. Peu avant le jour J, l’équipe, composée d’une dizaine de personnes, a rencontré sur place les personnes qui porteront la célébration (curé, sacristain, …) afin de discuter de l’aménagement des lieux et de l’aspect pratique.
Pour que tout soit prêt avant l’arrivée des catéchumènes, l’équipe était présente sur place dès 11h. Petit imprévu à Mons : elle a dû attendre la fin de la messe dominicale et avait donc une heure de moins pour la mise en place. De nombreuses tâches doivent être effectuées, comme mettre les étiquettes sur les chaises pour les catéchumènes et leurs parrains/marraines, installer les tables d’accueil, préparer les écharpes, les registres, les enveloppes contenant les signets de prière et les consignes pour les scrutins à remettre aux UP, les cadeaux offerts par Cathobel…

Il faut aussi gérer l’accueil une fois les catéchumènes arrivés : cocher leur nom sur la liste, les diriger vers leurs places. « Parfois, ils arrivent trop tôt et il faut leur demander de patienter », sourit Anne Tilmanne. « Mais ce temps d’accueil est vraiment important ».
Une coordination indispensable
Pendant la célébration, l’équipe a également eu beaucoup de tâches à coordonner. Derrière l’autel, quelques personnes étaient chargées de diriger les catéchumènes pour qu’ils se placent en rangées tandis que d’autres préparaient les écharpes violettes afin qu’elles soient prêtes pour ceux qui les remettraient aux catéchumènes. Il a fallu aussi apporter au bon moment les lutrins et les registres et coordonner l’inscription du nom pour éviter les embouteillages ou les éventuelles erreurs. Heureusement, une capsule vidéo avait été diffusée pour aider les catéchumènes et leurs accompagnateurs à se préparer à la célébration.
« Nous avons pour la première fois lancé un appel pour aider au service pendant la célébration », raconte Anne Tilmanne. « Mais au final, ce sont les mêmes personnes qui ont géré les points importants car il fallait une certaine expérience ».
Une fois la célébration terminée, l’équipe n’a pas vraiment le temps de souffler, car il faut encore ranger les chaises et les tables. Il faut aussi faire le suivi des absents… et penser à préparer la suite ! Anne Tilmanne a tenu à envoyer un message de remerciement à toute l’équipe, tout comme Mgr Rossignol.
Félicitations à tous, employés comme bénévoles, pour le travail effectué !
Marie Lebailly



































