Une parenthèse enchantée avec le MEJ
Une quarantaine de jeunes se sont retrouvés pendant une semaine à l’abbaye de Bonne-Espérance pour vivre un camp du Mouvement Eucharistique des Jeunes. Avec comme film rouge le film Encanto. Des jeux, des rencontres, des temps de prière, des rires et de l’introspection: la recette a fait mouche!
Après avoir choisi le thème du Carnaval pour le tout premier camp MEJ organisé par le diocèse de Tournai en 2025, c’est autour du film d’animation Encanto que la pastorale des Jeunes, Rise Up Tournai, a construit cette deuxième édition. Du 23 au 27 février 2026, 37 enfants de 8 à 16 ans ont ainsi envahi la Maison diocésaine de Bonne-Espérance, sur le magnifique site de l’abbaye du même nom. Pendant une semaine, cris, rires et courses folles ont animé tous les étages. Mais pas seulement. Parce qu’un camp articulé autour de la pédagogie du Mouvement Eucharistique des Jeunes, c’est aussi et surtout un temps avec soi et avec les autres, où l’on s’arrête parfois pour relire la journée, pour relire sa vie et pour aborder de nombreux thèmes importants.
«Le film Encanto est un film Disney qui est sorti en 2021, mais il n’a as été diffusé en salles en Europe», explique Marie-Alice Maes, animatrice pastorale du service des Jeunes qui œuvre au développement du MEJ dans notre diocèse. «C’est un film aux thèmes très riches. On y évoque la famille, les secrets de famille, le pardon,… Le premier jour, on l’a regardé tous ensemble.»
Le corps et l’esprit
Et c’est sur tous ces sujets au cœur-même de notre humanité que se sont concentrés les moments «stop carnet» du camp: «Le stop carnet est un élément central de la pédagogie MEJ. C’est un moment qui se vit une fois par jour, par tranches d’âges, et qui permet un partage de vie, une relecture et de l’introspection.» Avec des questions plus légères, pour briser la glace, et puis des questions plus personnelles: Est-ce que ne pas parler d’une chose peut la faire disparaître? Quels sont les talents que l’on peut mettre au service des autres, ou au service de l’Église? Quelle est le plus grand challenge traversé et dont on est fier?
Mais bien sûr, un camp de Jeunes, ce sont aussi des jeux, des ateliers et des veillées. À Bonne-Espérance, pendant cette deuxième semaine des vacances de Carnaval, on a confectionné des bougies, discuté avec des membres du service diocésain en charge de l’écologie intégrale, cuisiné, fait du théâtre, réfléchi aux services d’Église. On a prié et chanté. Et puis on a évidemment rempli toutes les tâches qui permettent un agréable séjour en communauté.
Un évêque qui arrive en cuistax
Au beau milieu du camp, un invité de marque est venu à la rencontre des jeunes participants, de leurs animateurs et animatrices. Alors qu’un camion venait de livrer une bonne dizaine de cuistax pour la course programmée dans l’après-midi, l’abbé Philippe Pardonce et Antoine Poivre sont venus accueillir Mgr Rossignol sur le parking au volant d’un de ces bolides des digues. Notre nouvel évêque n’a pas hésité longtemps et a pris la place d’un des deux pilotes pour rejoindre l’entrée de la Maison diocésaine!
«Je suis très content d’être là», a lancé Mgr Rossignol dans un grand sourire aux jeunes rassemblés pour l’occasion dans la salle des médias. Des jeunes qui ont d’abord offert à leur visiteur un foulard du MEJ, un «stop carnet», le cahier de chants du camp et un cierge pascal décoré aux couleurs du Mouvement. Après avoir expliqué ce qu’était un évêque et comment il avait été appelé –à sa plus grande surprise– à cette nouvelle mission, Mgr Rossignol a pris le temps de raconter une petite histoire aux jeunes devenus soudain très silencieux. Une histoire un peu difficile où il est question d’erreur humaine, d’accident, de culpabilité, de honte, de solitude… mais surtout de pardon.
«Ce n’est pas toujours facile de pardonner. Mais Dieu est toujours prêt à nous donner une seconde chance. Quand on fait le mal, Dieu est triste. Alors c’est important de demander pardon à Dieu et aux gens à qui on a fait du mal…» Des paroles qui ont résonné chez beaucoup de jeunes participants, qui n’ont pas hésité à poursuivre la discussion avec notre évêque ou avec leurs animateurs.
Agnès MICHEL
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