Saint Mutien-Marie: l’enfant du pays a été fêté en beauté
«Mirabilia fecit». Si c’est la devise du 101e évêque de Tournai, c’est aussi que ce pensent de nombreux Melletois de Louis-Joseph Wiaux, l’enfant du pays mieux connu sous le nom de saint Mutien-Marie. Le clocher de Mellet, et avec lui toute l’unité pastorale qui porte son nom, était en fête pour le grand pèlerinage à saint Mutien-Marie.
Lors de sa refondation, l’unité pastorale qui regroupe les paroisses de Gosselies, Les-Bons-Villers et Pont-à-Celles a pris le nom d’Unité Pastorale Refondée Saint Mutien Marie (UPRSMM). Comment pouvait-il en être autrement, quand on est la seule UP du diocèse possédant un saint à la fois local et quasi-contemporain, puisqu’il est mort en 1917, il y a moins de 110 ans?
Comme dans la tradition biblique la nuit précède le jour, c’est samedi 21 mars 2026 à 20h qu’ont commencé les festivités, avec une veillée animée par le chanteur chrétien Jean-Claude Gianadda, lui aussi disciple de saint Jean-Baptiste de la Salle.
Dimanche 22 mars, la journée a débuté vers 9h à la maison natale du saint, avec le pèlerinage des enfants et des jeunes. Après un mot d’accueil et une courte explication par le président de la Fraternité Saint Mutien-Marie, ils ont rejoint en cortège l’église de Mellet où se préparait la messe solennelle, présidée par notre nouvel évêque. Dès son arrivée à Mellet, Mgr Frédéric Rossignol s’était empressé d’enfiler ses habits liturgiques pour rejoindre le cortège et donner, sur le terrain, une catéchèse sur les bannières portées par les enfants.
Une Église en fête
Il est inutile de préciser que l’église de Mellet, qui abrite les fonts baptismaux ayant vu «renaître en Christ» le futur saint, était bien remplie de fidèles venus honorer saint Mutien-Marie, mais aussi découvrir leur évêque.
Parmi les temps forts de cette célébration, une évocation «à trois voix» de saint Mutien-Marie: par un membre de sa famille, par un Frère des Écoles Chrétiennes, et enfin par un représentant de la paroisse. Un triple témoignage très éclairant, même pour ceux qui croyaient bien connaître le saint.
Un autre temps fort fut évidemment l’homélie très attendue de Mgr Rossignol, dont la première partie était plus particulièrement destinée aux enfants, tandis que la seconde invitait les adultes à la prière en famille. Sans oublier bien sûr l’Eucharistie et le «Notre Père» récité avec tous les enfants autour de l’autel: on l’aura compris, notre évêque accorde aux plus jeunes toute leur place.
L’animation musicale assurée par Jean-Claude Gianadda a également contribué au climat de prière. Jamais une messe de près de deux heures n’aura paru aussi courte…

Après tant de nourritures spirituelles, il était quand même temps de nourrir les corps afin de reprendre des forces pour la suite du pèlerinage. Le repas convivial a permis à de nombreux paroissiens de rencontrer leur évêque de plus près et dans un cadre plus informel.
Cette fois, c’est accompagnés des scouts et de patronnés portant les statues de saint Mutien-Marie et de la Bienheureuse Vierge Marie (celle-là même devant laquelle le jeune Louis-Joseph aimait prier quand il vivait à Mellet) que les pèlerins, jeunes et moins jeunes, se sont rendus en cortège de la maison natale du saint jusqu’à l’église pour la célébration des vêpres. Le cortège s’est ensuite reformé pour regagner la maison t y vénérer la relique de saint Mutien-Marie.
Quelques vidéos de cette journée sont disponibles sur le site https://uprsmm.be

















