La restauration de Notre-Dame des malades va commencer
L’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) accueille la statue de Notre-Dame des malades de Tournai dans son Atelier des sculptures en pierre. C’est ainsi que débute le processus de restauration de cette œuvre, qui a été désignée en 2022 lauréate du Challenge Patrimoine tant par le public que par le jury. Grâce à ce prix, la Vierge aura la chance d’être examinée et restaurée dans les meilleures conditions par les spécialistes de l’IRPA.
La statue de Notre-Dame des malades, une Vierge à l’Enfant emblématique du XIVe siècle provenant du portail ouest de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, occupe une place particulière dans l’histoire de la ville. Des générations de pèlerins et d’habitants de Tournai ont vénéré cette statue, qui est devenue le symbole de la cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, tant l’œuvre d’art que le pilier central sur lequel elle repose présentent des signes de détérioration, rendant nécessaire une restauration en profondeur.
Une occasion unique pour la recherche
La conservation-restauration offre l’occasion de mieux comprendre l’histoire de la statue. Les chercheurs de l’IRPA espèrent notamment découvrir à quoi ressemblait à l’origine Notre-Dame des malades au XIVe siècle et comment cette sculpture s’inscrit par rapport aux autres statues du portail ouest.
Des sources historiques indiquent que les têtes de Marie et de Jésus ont été détruites au XVIe siècle et remplacées au début du XVIIe siècle. La main droite de Marie et la grappe de raisin qu’elle tient seraient également d’une époque postérieure. On peut par ailleurs encore observer des traces de polychromie et de dorure, mais on ne sait pas encore à quelle période elles remontent.
Outre une accumulation de poussière et de saleté, la statue et les éléments architecturaux environnants présentent divers signes de dégradation, notamment des noircissements et des écaillages. La restauration doit permettre de stabiliser ces dommages tout en facilitant une étude approfondie de l’œuvre d’art, mais surtout de redonner à cette Madone unique sa splendeur d’antan.
Après une longue période de préparation avec tous les partenaires concernés, la statue a pu être transférée à l’IRPA à Bruxelles. En mai, elle avait déjà été solidement sécurisée en vue de son démontage. Afin de limiter les risques pendant le déplacement et le transport, les éléments les plus fragiles avaient alors été stabilisés et protégés davantage.
Communiqué de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA)































