Congrégation de la Sainte-Union: 200 ans de fidélité
Pour fêter ces deux siècles d’existence, des sœurs issues du monde entier sont venues en pèlerinage afin de renouer avec les origines de la congrégation, en France et en Belgique. Et au milieu de cette semaine exceptionnelle, une célébration retransmise en direct sur notélé s’est tenue à Froyennes, près de Tournai.
Elles sont venues d’Argentine, des États-Unis, de Tanzanie, d’Irlande ou encore de France et de Belgique. Les sœurs du Cameroun, n’ayant pas obtenu leur visa, n’ont pas pu prendre part à cette semaine de fête. Mais fort heureusement, grâce à une belle collaboration établie avec la télévision locale tournaisienne notélé, familles, amis, associés, anciens élèves ou sœurs absentes ont aussi participé à la célébration concélébrée le mercredi 24 juin 2026 par Mgr Rossignol, l’évêque de Tournai, et Mgr Dollman, l’archevêque de Cambrai.
Car l’aventure des sœurs de la Sainte-Union des Sacrés-Cœurs a commencé en 1826 à Douai, dans le Nord de la France, où le Père Jean-Baptiste Debrabant fonde la congrégation aux côtés des premières femmes qui partageaient sa vision: offrir une éducation aux enfants issus de familles pauvres tout en donnant aux jeunes femmes les compétences nécessaires pour se construire un avenir. Ensemble, ils ont ainsi jeté les bases d’une mission qui s’étend aujourd’hui sur trois continents, centrée sur l’éducation, l’action sociale et le charisme de l’Union.
Une célébration multilingue
«Nous nous réjouissons pour ces 200 ans de la congrégation de la Sainte-Union», a lancé l’évêque de Tournai en accueillant l’assemblée sur place et en communion à distance. «200 ans de fidélité. 200 ans où comme dans toutes les congrégations, le charisme d’origine évolue en fonction des besoins de la société.» Si au départ la congrégation a vu le jour pour soutenir avant tout les enfants pauvres et les femmes en difficultés, la mission s’est au fil du temps élargie: éducation et catéchèse, santé, initiatives pour la justice et la paix, écologie intégrale, lutte contre la traite des êtres humains et soutien aux migrants et réfugiés.
La congrégation ayant essaimé dans plusieurs continents, Mgr Rossignol n’a pas hésité à ajouter quelques mots en anglais; lectures et intentions ont elles aussi été partagées en anglais et en espagnol, tandis que plusieurs chants ont été entonnés en swahili.
Au cours de son homélie, Mgr Vincent Dollman s’est réjoui que la célébration se tienne en la solennité de saint Jean-Baptiste, nom du fondateur de la congrégation. Et a souhaité que la vie consacrée, et tout particulièrement les sœurs de la Sainte-Union, puissent poursuivre leur œuvre.
Un temps de renouvellement
Comme un signe de cet engagement envers Dieu et envers le monde, c’est aussi au cours de cette liturgie que deux sœurs ont renouvelé leurs vœux dans un dialogue tout en recueillement, avant de signer le registre auprès de Mgr Rossignol sous les applaudissements de l’assemblée.
Au bout de ces quelques jours de pèlerinage, la plupart des sœurs allaient retourner dans leur communauté, parfois à des milliers de kilomètres de là. Mais d’autres allaient rester à Froyennes. En effet, la célébration du bicentenaire, temps fort de la semaine, se déroulait à la maison de la Sainte-Union. Cette maison historique de la congrégation est aujourd’hui une maison de repos et de soins qui accueille un peu plus de 50 résidents. Parmi lesquels une dizaine de sœurs issues de trois congrégations différentes, dont bien entendu celle de la Sainte-Unions des Sacrés-Cœurs…
A. Michel











































