Aide à l’Église en Détresse soutient le Venezuela
Le Venezuela frappé par de violents séismes: Aide à l’Église en Détresse fournit une aide d’urgence à l’Église locale.
Le Venezuela a été frappé le 24 juin 2026 par deux importants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 survenus à moins d’une minute d’intervalle. Ces secousses ont causé des morts, des milliers de blessés et d’importants dégâts aux habitations, aux infrastructures et aux édifices religieux.
Les églises, les maisons paroissiales et les séminaires figurent parmi les bâtiments les plus touchés. Dans la capitale, Caracas, et dans la région côtière de La Guaira, plusieurs églises ont subi des dommages structurels ou se sont effondrées. Par ailleurs, nombre de ces bâtiments servent désormais de refuges d’urgence pour les familles qui n’osent ou ne peuvent pas rentrer chez elles.
Églises effondrées et sauvetages miraculeux
L’archevêque Raúl Biord Castillo décrit la situation après sa visite dans les paroisses sinistrées: «À Ñauralí, le toit de la nef droite s’est effondré. À Pagüita, l’église et le presbytère se sont entièrement effondrés. Le prêtre a miraculeusement survécu.»
À La Guaira, le séminaire diocésain a également été gravement endommagé, un projet que l’Aide à l’Église en Détresse soutient depuis des années. L’évêque Pablo González Pérez explique: «Nous n’avons plus d’électricité. Plusieurs murs se sont effondrés dans le séminaire. Nous sommes actuellement à l’extérieur, sur le parking d’un stade, en attendant les expertises. Deux bâtiments situés en face de nous se sont complètement effondrés.»
L’Église comme refuge
Malgré ses propres dégâts, l’Église a rapidement mobilisé son réseau d’aide. Les paroisses offrent un abri aux familles et Caritas coordonne les opérations de secours. Dans certains cas, la foi joue même un rôle direct dans le processus de guérison.
Le père Ignatio Caleya, de Petare, a vécu le tremblement de terre pendant une messe où l’assemblée était nombreuse: «Pendant la deuxième lecture, la terre s’est mise à trembler violemment. Tout le monde s’est précipité dehors, mais je n’ai pas interrompu la messe. Nous avons continué la célébration à l’extérieur.»
Ce qui a suivi était remarquable: des habitants fuyant leurs appartements et des patients d’un hôpital voisin se sont spontanément joints à la messe. «Ce qui avait commencé par la panique s’est transformé en un moment d’unité et de prière», a déclaré le prêtre.
Un autre prêtre de La Guaira vit la catastrophe de plein fouet. Tout en aidant quotidiennement ses paroissiens, il attend lui-même des nouvelles de ses proches disparus: «Plusieurs membres de ma famille sont toujours portés disparus, dont ma nièce de trois ans. Je sors dans la rue pour réconforter les gens, mais je partage la même peur que tant d’autres familles.»
Sa situation symbolise celle de milliers de familles qui espèrent encore avoir des nouvelles de leurs proches ensevelis sous les décombres.
Aide d’urgence et soutien financier
Aide à l’Église en Détresse a immédiatement débloqué 100 000 euros pour soutenir l’Église locale. Ces fonds serviront à l’aide d’urgence, à l’accompagnement pastoral et aux premières réparations.
Le rôle de l’Aide à l’Église en Détresse n’est pas de fournir directement de la nourriture, des couvertures ou toute autre aide humanitaire, mais d’aider l’Église locale à accueillir les sinistrés, à guider les personnes touchées et à répondre à cette situation d’urgence.
Luis Vildoso, responsable de projet d’ACN International pour le Venezuela: «L’Église reste auprès du peuple: elle réconforte les endeuillés, accompagne les familles à la recherche des disparus et ouvre ses portes à ceux qui ont tout perdu.»
Outre l’aide d’urgence, la reconstruction est déjà à l’étude afin que les communautés ecclésiales puissent continuer à remplir leur mission sur le long terme.
Appel à la prière et à la solidarité
Aide à l’Église en Détresse lance un appel mondial à la prière pour le Venezuela. L’organisation souligne que l’ampleur de la catastrophe n’est pas encore connue en raison des coupures d’électricité et des perturbations des communications.
L’archevêque Biord fait remarquer que le bilan humain aurait pu être bien plus lourd: «Heureusement, la catastrophe a eu lieu un jour férié. Si les écoles et les bureaux avaient été ouverts, il y aurait eu beaucoup plus de victimes.»
Tandis que les équipes de secours travaillent sans relâche, l’Église demeure un lieu central de refuge, de prière et d’espoir dans un pays à nouveau mis à rude épreuve.
29/06/2026
















