Notre-Dame de Tongre en fête
À la Basilique de Tongre-Notre-Dame, le jour de la Chandeleur à toujours une saveur particulière. C’est en effet le jour où est commémoré l’apparition de Notre-Dame, qui a eu lieu dans la nuit du 1er au 2 février 1081.
945 ans. Tel est l’anniversaire qui fut fêté ces 1er et 2 février 2026. Comme chaque année, les festivités ont débuté le 1er février par les vêpres de 20h, suivies d’un repas crêpes. Ainsi rassasiés avant une nuit bien chargée, les participants ont ensuite reçu le sacrement de réconciliation avant de s’élancer à 23h pour l’évocation de l’apparition de Notre-Dame de Tongre, avec la bénédiction des cierges et la procession de la lumière. Cette première partie s’est conclue avec la messe de minuit.
Le 2 février était le jour de la messe solennelle, présidée cette année par Mgr Rossignol. Une visite doublement symbolique, puisqu’il s’agissait de son premier passage dans ce sanctuaire. Dans le livret de messe, un message lui était adressé : « Nous lui exprimons notre accueil respectueux et confiant, heureux de recevoir son ministère et de marcher avec lui, à la suite du Christ, au service de l’Évangile et de l’Église ».
Des moments de communion
Pour fêter Notre-Dame de Tongre, nombreux étaient ceux à participer à l’une ou l’autre des étapes des festivités. Lors de la messe solennelle du lundi matin, Mgr Rossignol et le recteur des lieux, le père André Luczak, étaient ainsi entourés de prêtres venus de tout le doyenné du Pays d’Ath et parfois de plus loin encore. Parmi les fidèles, certains avaient parcouru de nombreux kilomètres pour être présents, soit pour la procession et la messe de minuit, soit pour la messe du matin.
Une délégation de la communauté « Foi et Lumière » était présente pour la messe de la Chandeleur. Plusieurs d’entre eux ont participé à la célébration, notamment lors d’un très beau moment : l’Agneau de Dieu, dont le refrain a été interprété en langue des signes devant l’assemblée. À leur suite, les personnes présentes ont chanté tout en signant les paroles. Un beau moment de communion !

Si cette année commémorait les 945 ans de l’apparition, le père Luczak pense déjà à l’avenir et n’a pas hésité à d’ores et déjà inviter notre évêque à revenir pour les 950 ans.
Trois fêtes en une célébration
Outre l’anniversaire de l’apparition, la messe du 2 février célébrait à la fois la fête de la Présentation de Jésus au Temple – la Chandeleur ou fête de la Lumière – et la journée de la Vie Consacrée.
La Lumière avait une place importante dans la célébration en effet, par la bénédiction des cierges comme par le choix des chants. La beauté de la célébration était d’autant plus rehaussée par les rayons du soleil qui traversaient les vitraux du bâtiment. En lien avec cette fête, le livret de messe précisait en introduction : « En ce jour de la Chandeleur, alors que l’Église célèbre le Christ, lumière offerte au monde, nos cierges deviennent prière et nos cœurs s’ouvrent à la paix qu’il promet ». Et plus loin de conclure : « Qu’en cette célébration, la lumière du Christ et la tendresse de Marie fortifient notre foi et éclairent notre chemin ».

Dans l’assemblée nombreuse réunie sous les voûtes de la Basilique se trouvaient plusieurs membres de la Vie consacrée, prêtres et religieuses. Durant la célébration, ceux-ci ont renouvelé leurs vœux. Mgr Rossignol, lui-même membre des spiritains, a joint sa voix à celle de ses confrères et consœurs. À plusieurs reprises, les fidèles ont été invités à prier pour la Vie Consacrée du diocèse et pour les Vocations.
De nombreuses petites mains
Pour que la fête se passe sans anicroche, les fabriciens et sacristains ont été assistés de bénévoles, notamment le Comité de la Procession. Une aide bien nécessaire, car l’assemblée était nombreuse et il fallait veiller à toutes les petites tâches à réaliser, parfois dans l’ombre.
Plusieurs bénévoles ont ainsi filmé et retransmis les différentes étapes des festivités tandis que d’autres distribuaient les cierges ou plaçaient les sièges dans l’église. Des petites mains avaient également fleuri le sanctuaire, tout particulièrement l’autel préparé dans le chœur pour la statue de Notre-Dame. La chorale avait également travaillé pour préparer la célébration, afin de proposer de beaux chants qui ont fait vibrer les cœurs. Sans oublier les différentes tâches logistiques liées à la procession, au repas crêpes ou au verre de l’amitié organisé à la fin de la messe de la Chandeleur.
« Notre-Dame a besoin de vous ! »
Si la construction de la Basilique ne remonte pas à 1081, celle-ci n’en reste pas moins une vénérable dame qui commence à souffrir des injures du temps. Son toit tout particulièrement nécessite d’urgentes réparations, comme l’ont rappelé à la fois le père André Luczak, et un représentant de la Fabrique d’église. « Regardez l’humidité des lieux », a d’ailleurs souligné ce dernier, parodiant en souriant le chant de communion « Regardez l’humilité de Dieu ». Lors de la collecte, un casque de chantier a été ajouté aux habituels paniers, rappelant que la recette serait consacrée aux travaux.

Une bonne nouvelle a été partagée pour l’assemblée : une modification du classement du sanctuaire est actuellement en cours d’analyse par les autorités compétentes. En effet, le classement ne couvre actuellement que le site et non la Basilique elle-même. Si le changement est approuvé, le bâtiment sera protégé et pourrait bénéficier de subsides. En attendant, l’opération « Un toit pour Notre-Dame » est toujours en cours. « Comme nous avons besoin de Notre-Dame, Notre-Dame a besoin de nous », a lancé le père Luczak.
Marie Lebailly










































