Inondations au Sud-Kivu: une réponse humanitaire s’impose 

Inondations au Sud-Kivu: une réponse humanitaire s’impose 

La région de Kalehe, dans la province congolaise du Sud-Kivu, est frappée par des inondations catastrophiques depuis le 4 mai 2023. De fortes pluies ont provoqué le débordement des cours d’eau, des glissements de terrain et des éboulements, à Bushushu et Nyamukubi notamment.

Le bilan provisoire fait état de centaines de morts et disparus et d’importants dégâts matériels. « L’évaluation des besoins de la population est en cours avec notre partenaire de Caritas Bukavu, de sorte à cibler la population affectée avec une réponse d’ampleur« , déclare Line Risch, en charge des projets de Caritas International en République démocratique du Congo.

Caritas International mène un projet au Sud-Kivu financé par la DG ECHO, l’Office européen de protection civile et d’aide humanitaire de l’Union européenne. « En cas de catastrophe, nous organisons une aide financière inconditionnelle ou matérielle en fonction de la situation des familles vulnérables qui ont été touchées. Cela leur permet de répondre à leurs besoins de base. Notre partenaire au Sud-Kivu procède dès aujourd’hui à une évaluation afin de déterminer le nombre de personnes auxquelles nous pourrons apporter une aide humanitaire« , poursuit Line Risch.

Un territoire dévasté

Selon des témoins oculaires, les inondations ont provoqué d’énormes coulées d’eau, de boue et de pierres qui ont tout emporté sur leur passage. Sur le marché de Nyamukubi, les effets ont été dévastateurs et mortels. À Nyamukubi, trois rivières ont débordé. À Bushusu, deux rivières sont sorties de leur lit, coûtant là aussi de nombreuses vies humaines. De très nombreuses maisons ont été détruites. La route entre Bushushu et Nyamukubi a été bloquée. De nombreuses personnes ont été ensevelies sous les débris ou se sont noyées.  

L’OCHA, le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, évoque actuellement 270 décès et plus de 100.000 personnes déplacées. Plus de 300 personnes seraient toujours portées disparues. Au moins 3.000 familles seraient sans abri.

Dans les heures et les jours à venir, l’ampleur exacte de cette crise deviendra plus claire, mais il ne fait aucun doute qu’elle aura un impact énorme sur cette région, où la situation humanitaire est déjà complexe et où les conflits armés sont fréquents. La zone sinistrée abrite également plusieurs milliers de personnes déplacées, en provenance de la province voisine du Nord-Kivu.

« Il est indispensable de redoubler d’efforts en matière de prévention et de gestion des catastrophes et de préparation des communautés. C’est également une priorité pour le réseau Caritas dans la région« , conclut Line Risch. « Malheureusement, ça ne correspond pas forcément à une priorité pour des bailleurs. »

Des besoins multiples

Les témoignages locaux se multiplient: « Les personnes qui ont survécu à cette catastrophe naturelle sont maintenant confrontées à des conditions de vie très difficiles. Les besoins sont importants et variés. Les survivants ont d’urgence besoin de matériel pour s’abriter. Mais il faut aussi de l’eau potable, des soins médicaux et des médicaments, de la nourriture, des articles ménagers, des articles d’hygiène, des semences et des outils agricoles pour la population rurale.« 

La réponse humanitaire de Caritas peut être soutenue via un don sur le BE88 0000 0000 4141 ou www.caritasinternational.be

Bruxelles, 09/05/23

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