La basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance accueille son nouveau recteur
Ce dimanche 6 juillet, l’abbé Christian Croquet entrait en fonction en tant que nouveau recteur de la basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance, au cours d’une messe chantée par la chorale Brusynki et le chœur masculin de la chorale Canticorum.
L’abbé Croquet a été chaleureusement accueilli en tant que nouveau recteur au début de la célébration par M. Jean-Pierre Hermant, président de l’association des Anciens du Collège Notre-Dame de Bonne-Espérance. L’abbaye de Bonne-Espérance bénéficie en effet d’une attention toute particulière de la part des nombreuses institutions et associations présentes sur le site, à commencer par le collège qui incarne l’identité contemporaine de ce site classé comme patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis 1993.
L’ancienne abbaye des chanoines prémontrés – qui fêtera ses 900 ans d’existence en 2030 – n’en reste pas moins un lieu important pour notre diocèse où l’image bienveillante de la Vierge allaitante de Bonne-Espérance est largement répandue. Le Centre d’Histoire et d’Art Sacré en Hainaut (CHASHa asbl), la Maison diocésaine installée dans l’ancien quartier des Sœurs de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Espérance et bien évidemment l’église abbatiale élevée au rang de basilique mineure en 1957 confirment que l’abbaye occupe encore une place de choix au cœur du diocèse de Tournai et du Hainaut.
Des liens avec Bonne-Espérance
Dans son homélie, l’abbé Croquet a rappelé les liens personnels qui le lient à Bonne-Espérance depuis sa plus tendre enfance. Un retour en arrière nécessaire non pas par pure nostalgie mais plutôt comme un moyen de se souvenir de quelques moments privilégiés qui l’aideront à accomplir la mission qui lui est confiée aujourd’hui. Il y a d’abord son enfance passée dans la ferme familiale et le formidable terrain de jeu que constituaient alors le parc et le château de Seneffe, encore à l’état de ruines, situés à quelques pas. Faut-il encore rappeler que l’église abbatiale de Bonne-Espérance, dont nous célébrons cette année le 250e anniversaire de la construction, et le château de Seneffe sont l’œuvre du même architecte, Laurent-Benoît Dewez ? Une coïncidence qui fait aujourd’hui sourire l’assemblée qui espère un avenir semblable au célèbre château pour l’église abbatiale dont les décors intérieurs ont souffert de trop grandes négligences par le passé.

Puis vient l’entrée en 7e préparatoire au … Petit Séminaire du Collège épiscopal de Bonne-Espérance. L’abbé Croquet est le dernier prêtre diocésain à avoir quitté la section de philosophie qui ferme ses portes en 1967. Il exerce ensuite les premières années de son ministère à la collégiale de Saint-Vincent de Soignies. En 2003, il est installé canoniquement comme doyen de Beloeil en l’église de Tongre-Notre-Dame, autre lieu de pèlerinage important dédié à la Vierge. Jusqu’à récemment, l’abbé Croquet était en poste dans l’unité pastorale de Braine-le-Comte. Il en profite pour remercier et honorer le travail de ses prédécesseurs, l’abbé Max Dehaene, disparu en 2012, dont le calice servira lors de la consécration eucharistique et l’abbé Jean-Pierre Lorette qui vient d’être nommé doyen de Mons. L’abbé Croquet évoque également l’autel des saints Archanges qui honore la mémoire des élèves de Bonne-Espérance prématurément disparus.
L’assemblée présente a pu ainsi en apprendre davantage sur la vie, le parcours, mais aussi les préoccupations de celui qui aura désormais la charge d’annoncer l’Evangile et d’accompagner les fidèles dans leur vie chrétienne au sein de l’abbaye.
Comme il est de tradition en ces lieux, à l’issue de la célébration, l’assemblée et le cortège des prêtres se tournent vers la statue de la Vierge pour entonner le Chant à Notre-Dame de Bonne-Espérance.
Samuël Christiaens

















