De la pastorale au Salon du mariage !
C’est grâce au frère Paul-Adrien, dominicain et vidéaste sur les réseaux sociaux, que l’idée de tenir un stand au Salon du mariage m’est venue. J’en ai parlé en réunion du doyenné de Charleroi, puis nous avons organisé notre présence et notre stand. C’était en janvier de cette année. Nous reproduisons l’expérience au Lotto Mons Expo, ces 14 et 15 novembre. Venez nous y rejoindre !
Marie Gralzinski
Pastorale des Couples et Familles
Commentant l’Évangile selon saint Luc (5,1-11), le frère Paul-Adrien témoigne de sa participation au Salon du mariage de Versailles (1). Il raconte : « J’avais tout simplement pris un stand, un stand que j’avais loué, dans lequel j’avais mis des croix, et j’avais dit ‘Préparation religieuse pour la cérémonie de mariage.’ Et évidemment que, dans un salon comme ça, j’avais toute ma place. »
Il continue en faisant le lien avec Simon-Pierre qui a essayé de pêcher toute la nuit, mais en vain. « Cela me fait penser à nos messes et à nos circuits bien rodés, dans lesquels nous sommes au meilleur de notre forme parce que la sono est bonne, parce qu’on a bien choisi les textes, parce qu’il y a des sièges et qu’on n’attend plus que les gens viennent nous écouter. Sauf que les gens ne viennent pas », poursuit Paul-Adrien.
À l’inverse, Jésus s’éloigne du rivage pour prêcher. Le frère dominicain nous invite à entendre cela de manière assez simple : « Jésus sort de sa zone de confort et va là où les gens ne l’attendent pas. »
Je vous partage ce qui m’a particulièrement touchée dans son témoignage :
« Et les poissons étaient là, par dizaines, par centaines.
Le nombre de personnes qui sont venues me voir parce que, divorcées, remariées, elles voulaient quand même avoir une bénédiction, mais elles n’osaient pas aller à l’église parce qu’elles avaient peur. Et que moi, j’étais là pour les rassurer, pour leur dire qu’on avait compris que la vie était compliquée, que le pape maintenant avait, je n’ose pas dire ‘assoupli la discipline’, mais plutôt avait permis à chacun de pouvoir rentrer dedans avec son histoire personnelle. Qu’il n’y aurait pas de compromis, qu’il n’y aurait pas d’ambiguïté, mais que maintenant on était capable de les accompagner et de leur permettre de vivre leur situation avec Dieu.
{Je pense aussi au} nombre de personnes homosexuelles qui cherchaient une parole de réconfort de la part de l’Église et qui n’osaient pas en trouver, qui étaient en train de préparer leur couple, leur mariage homosexuel à 10 000 lieux de l’Église.
Alors oui, on ne va pas changer le discours de l’Église.
N’empêche que, pour une fois, on était capable de reprendre une discussion qui s’était arrêtée de manière trop brutale. »
Retours d’expérience de Charleroi
Au Salon du mariage de Charleroi, les personnes ne venaient pas spontanément nous voir sur notre stand. Il fallait trouver une accroche. Pour ma part, j’allais vers eux et leur demandais : « Vous pensez au mariage à l’église ? » Certains répondaient un non franc et continuaient leur chemin, d’autres disaient « Oui, on a déjà toutes les infos, merci », ou bien « Oui et au fait, on se demandait si… » et la discussion commençait. Certains hésitaient à se marier à l’église ou pas, d’autres nous ont demandé des précisions sur la célébration et sur les mariages mixtes. Au cours du week-end, nous avons aussi rencontré des couples « divorcés-remariés » qui se demandaient si une bénédiction était possible.
MM. les abbés Daniel Procureur, Christophe Dinanga et Émery Kenda se sont relayés sur le stand, ainsi que six membres d’équipes de préparation au mariage, Véronique, Sr Françoise, Christine, Marie Bernadette, Joëlle et Daniel. Tous sont partants pour recommencer l’aventure en janvier 2027 !
Daniel Procureur témoigne : « Je trouve très important pour l’Église d’être présente au Salon du mariage. Au milieu de tous les commerces liés au mariage, notre petit stand apportait d’autres dimensions. Celles de la spiritualité et de la foi, de l’accueil gratuit et de la bienveillance évangélique. C’est l’occasion de belles rencontres et de pouvoir donner tous les renseignements possibles sur le mariage dans l’Église catholique. C’est rejoindre les gens là où ils sont. »
Christophe Dinanga, lui, fait le lien avec l’exhortation Amoris lætitia (AL)
« Le Salon du mariage à Charleroi a été une occasion de faire la rencontre de la diversité de ‘la situation des familles dans le monde actuel (mais surtout) d’élargir notre regard et de raviver notre conscience de l’importance du mariage ainsi que de la famille’ (AL 2). Pierre Vilain, journaliste, a écrit un beau petit livre sur Jésus, le Dieu des rencontres. Un Dieu qui gît dans les détails, non pas pour exclure, mais pour inclure. La samaritaine, le centurion romain, la Syro-Phénicienne, la femme adultère sont autant d’exemples qui témoignent et incitent à prendre la posture d’accueil pastoral face à des réalités diverses de la situation des familles. »
Au salon, la rencontre avec un couple divorcé engagé dans une nouvelle relation a mis en lumière le numéro 243 d’Amoris lætitia. « Il est important de faire en sorte que les personnes divorcées engagées dans une nouvelle union sentent qu’elles font partie de l’Église, qu’elles ‘ne sont pas excommuniées’ et qu’elles ne sont pas traitées comme telles, car elles sont incluses dans la communion ecclésiale. » (AL 243)
Les acteurs pastoraux ont la lourde responsabilité de discerner attentivement et d’accompagner avec beaucoup de respect (les personnes divorcées engagées) « en évitant tout langage et toute attitude qui fassent peser sur eux un sentiment de discrimination ; il faut encourager leur participation à la vie de la communauté. Prendre soin d’eux ne signifie pas pour la communauté chrétienne un affaiblissement de sa foi et de son témoignage sur l’indissolubilité du mariage, c’est plutôt précisément en cela que s’exprime sa charité. » (AL 243)
À Mons les 14 et 15 novembre
Le service diocésain des Couples et Familles est prêt à recommencer l’expérience à Mons. Le stand est déjà loué ! Les idées fusent sur les éléments à placer sur le stand. Chers amis prêtres, diacres, membres d’équipe de préparation au mariage de la région du Grand Mons, je vous y invite très cordialement !
Par expérience, l’idéal est d’être deux personnes sur le stand. Voici la grille à compléter :
- Horaire
- 11h-13h30
- 13h30-16h
- 16h-18h
- Samedi 14 novembre 2026
- Marie Gralzinski + 1 personne
- 2 personnes
- Marie Gralzinski + 1 personne
- Dimanche 15 novembre 2026
- 2 personnes
- 2 personnes
- 2 personnes
(1) Dans sa vidéo intitulée « Salon du mariage » publiée sur YouTube le 9 février 2025.

















